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Les cinq principales demandes du Congrès Mondial pour la Liberté de Recherche Scientifique

L’Afrique aura un réseau de parlementaires pour le « droit à la science », qui sera controlé par les Nations Unies à partir de mars.

La sixième rencontre du Congrès Mondial pour la Liberté de Recherche Scientifique s’est conclue le 26 février à Addis-Abeba, Éthiopie. Le Congrès a été promu par l’Associazione Luca Coscioni, Science for Democracy et l’Union africaine. 300 personnes de 35 pays ont participé à la rencontre de deux jours.


La sixième réunion sur le droit à la science

La sixième rencontre du Congrès Mondial pour la Liberté de Recherche Scientifique, dédiée au « droit à bénéficier des progrès de la science », s’est conclue. L’évènement a été promu par l’Associazione Luca Coscioni, Science for Democracy et l’Union africaine. Le Congrès mondial a été le premier rendez-vous international après l’adoption du Commentaire Général sur la science par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies. Une fois ce texte approuvé, en mars, les États membres du monde entier devront rendre compte de leurs politiques dans les domaines de la science et de la technologie. Il sera ainsi possible de parler de création et de libre circulation des connaissances scientifiques et de l’égalité d’accès à la recherche à Genève, comme c’est le cas actuellement pour les droits de l’homme classiques.


Les participants

300 participants de 35 pays se sont réunis à Addis-Abeba pour discuter du développement durable, de la recherche sur les cellules souches, de l’édition du génome, de la santé sexuelle et des droits reproductifs, de la science ouverte et de l’intelligence artificielle. Avec les dirigeants de l’Associazione Luca Coscioni et de Science for Democracy, l’Union africaine et plusieurs députés africains, parmi les orateurs il y a eu Sir Richard John Roberts, Prix Nobel de médecine; la vice-ministre italienne des Affaires étrangères, Emanuela Del Re, qui a envoyé un message vidéo, la vice-directrice de l’UNESCO, Angela Melo, le professeur Mikel Mancisidor, professeur associé au Washington College of Law, co-auteur du Commentaire Général sur l’article 15, Malin Parmar, Professeure agrégée au département de neurobiologie du développement et de la régénération, Université de Lund, Suède, Pete Coffey, du London Project sur les yeux et le coprésident de l’Associazione Luca Coscioni, Michele De Luca.

Un réseau de parlementaires pour le droit à la science

Dans l’attente de l’adoption officielle du Commentaire Général sur la science, les participants au Congrès mondial pour la liberté de la recherche scientifique ont décidé de promouvoir un réseau de parlementaires pour le droit à la science, qui sera coordonné par Science for Democracy. Les premiers à adhérer sont des législateurs de Tanzanie, de Zambie, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.

À l’issue du Congrès mondial pour la liberté de la recherche scientifique, une résolution finale a été adoptée, avec cinq demandes principales :

  • Des lignes directrices pour aider les États membres à mettre en œuvre le « droit à la science » tel qu’il est décrit dans le Commentaire Général;
  • La création d’un Special Rapporteur spécial sur le « droit à la science » pour surveiller en permanence le respect des effets de la science sur les droits de l’homme ;
  • Un renforcement des investissements dans le capital humain, la santé, l’éducation et les nouvelles techniques agricoles et du rôle des femmes en tant que ressources fondamentales pour la qualité de la vie et le développement durable de la société ;
  • La valorisation d’approches multidisciplinaires basées sur des preuves pour équilibrer le « principe de précaution » ;
  • L’invitation à ratifier le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 2008

Les recommendations finales du Congrès sont disponibles ici.